samedi, 16 janvier , 2021

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Le blurring, c’est quoi ? Ça vous concerne peut-être

Le monde du travail regorge de ces néologismes ou anglicismes un peu mystérieux. En voilà un qui circule depuis déjà quelques années : le blurring. Que signifie cette expression et quelle situation du monde du travail décrit-elle ? Petit indice, le sujet touche à la question de la frontière entre vie pro et vie perso. Ou, plutôt, dans le cas du blurring, de l’absence de cette frontière.

Le blurring, c’est flou !

Un peu d’étymologie. Blurring vient de l’anglais “blur” qui correspond au mot “flou” ou, dans le cas d’un verbe, “se brouiller”. Donc, utilisé dans le cadre du travail, le blurring serait cette situation dans laquelle la ligne de séparation entre vie pro et vie perso se brouille.

Le phénomène est arrivé avec la généralisation de l’utilisation des outils numériques et des écrans, dans la première moitié des années 2010. Des outils qui interviennent dans tous les aspects de la vie, pro ou perso. Mais la récente mise en place du télétravail généralisé fait ressurgir le phénomène. C’est pourquoi il mérite que l’on se penche à nouveau dessus. 

Consulter ses mails au petit déjeuner, acheter en ligne un cadeau pour une occasion à 11h, travailler dans les transports en commun, répondre à des mails pros après 21h ou pendant le weekend… Ceux qui se reconnaissent dans ces habitudes ont de grandes chances d’être concernés par le blurring. 

Une opportunité d’autonomie ?

D’abord, cette hyperconnection que décrit le blurring était plutôt bien vue. Une culture d’entreprise décontractée était souvent assimilée au fait de faire déborder le travail en dehors de ses heures et de ses murs. Le pro et le perso se mélangent dans un sens comme dans l’autre.

Une situation qui déculpabilise les salariés lorsqu’ils font des choses personnelles sur le temps de travail et vice versa. De fait, on laisse les salariés travailler un peu quand ils veulent. “Un rendez-vous personnel ce matin ? Ce n’est pas grave, vous pourrez finir le travail ce soir à la maison”. Une façon de se positionner comme un employeur dans l’ère du temps, celui des notifications non-stop. 

Il fut un temps considéré que cette flexibilité due au blurring et la connexion permanente des salariés à leur travail était un moteur d’engagement. Aujourd’hui le phénomène est discuté. Pendant le confinement, la question de la conciliation télétravail et vie privée était une discussion centrale. 

Le blurring c'est quoi ?

Un état de veille permanent

Cependant, être en permanence connecté avec le travail, c’est aussi ne jamais déconnecter. Laisser le travail interrompre les soirées, les week-ends ou les vacances met le salarié dans un état de veille permanent. Une fois les mauvaises habitudes prises, difficile de se couper de la vie professionnelle. Les journées de travail n’ont plus de limite. Une situation qui à la longue influe de façon négative sur la vie personnelle.

Attention au burn-out

Cette connexion ininterrompue peut entraîner à la longue des troubles psychosociaux. L’apparition de stress chronique ou de pression psychologique est une conséquence du blurring. Il installe le sentiment d’être surveillé, de devoir être en permanence disponible et de devoir répondre rapidement aux requêtes. Ce phénomène de blurring, peut mener directement au burn-out ou à la dépression s’il n’est pas adressé. 

Pour lutter contre ce phénomène et protéger les salariés, le droit à la déconnexion a été instauré par la nouvelle loi Travail de 2016. Cette loi a pour vocation d’aider les salariés à concilier vie pro et vie personnelle. 

Mélanie Le Guen

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