samedi, 17 avril , 2021

Au moins 1 jour de télétravail semaine pour conjuguer performance et qvt

D’après un sondage réalisé par Génie des Lieux, 75% des Français souhaiteraient fonctionner avec un jour de télétravail par semaine au minimum. Ce cabinet...

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Bien-être au travail : un réel besoin dans l’entreprise

Le bien-être au travail ne devrait être un luxe pour personne, et pourtant… En France, près de 40% des salariés ne sont pas satisfaits du climat social au sein de leur entreprise. Parmi eux, Louise, 23 ans, et Laura, 39 ans. La première vit à Paris, la seconde dans le sud de la France. Mais toutes les deux ont vécus le stress de se rendre au travail. Elles témoignent. 

L’absence de bienveillance, barrière du bien-être au travail

Louise est embauchée pour quelques mois dans une agence de communication, à Paris. C’est son premier contrat, mais les sourires des premiers jours vont très vite se transformer en larmes. « Je n’étais que stagiaire et je devais me débrouiller seule, tout le temps. » On lui donne vaguement des consignes et c’est à elle de se démener pour y arriver sans personne pour l’épauler. « On nous demandait parfois de rester jusque très tard le soir et il nous arrivait de faire la fermeture entre stagiaires. » Des situations que Louise appréciait finalement puisque lorsque ses patrons étaient présents, la bonne humeur disparaissait. Et le bien-être au travail avec. « Ils nous faisaient des reproches sans cesse. Lorsqu’ils s’absentaient du bureau, ils nous appelaient sur les téléphones fixes pour voir si l’on bossait vraiment. » Et lorsque la jeune femme réclame à prendre les jours de congés qui lui sont dus, on lui reproche de vouloir se reposer. « Ailleurs on t’aurait dit non. » C’est ce qu’on lui répond. 

« On n’avait pas l’autorisation d’être soi-même »

De son côté, Laura tente de construire sa nouvelle vie autour d’un travail qu’elle aime, après une reconversion professionnelle. Sauf que voilà, à peine embauchée, elle aussi ne rêve que d’une chose : partir. « Au bureau, il y avait sans cesse une espèce de chape de plomb », confie-t-elle. « On sentait que l’on n’avait pas l’autorisation d’être soi-même. » Une situation difficile à vivre pour Laura. « Et puis on a commencé le flex office », contre l’avis des salariés. « N’importe qui pouvait s’installer n’importe où désormais. On avait l’interdiction de personnaliser notre bureau. C’est un détail, mais ça contribuait vraiment à notre bien-être au travail. » 

« On avait l’interdiction de personnaliser notre bureau. C’est un détail, mais ça contribuait vraiment à notre bien-être au travail. » 

Des gadgets pour camoufler le mal-être des salariés

Pourtant, ces petits détails auraient sûrement aidé Laura à tenir. Celle qui passe plus de 10 heures par jour au travail s’est battue pour se sentir bien au bureau. « On essayait de trouver des parades pour être bien », souligne-t-elle. Des gadgets, en somme, qui pourrait gommer le mal-être des salariés au bureau. « On nous a fait miroiter une télévision et des canapés pendant des mois. Mais on ne les a jamais vu. »

Louise, ces gadgets, elle les avait bel et bien. « Dans les bureaux, on avait un babyfoot et des poufs », se souvient-elle. Pourtant, Louise comme ses collègues ne les utilisaient jamais. « On n’avait pas vraiment le temps, et puis finalement, on avait peut-être surtout peur de se faire rappeler à l’ordre. » Derrière un cadre qui peut donc sembler agréable en apparence, le climat social est parfois loin d’être bon. 

En 2019, près de 20% des salariés français avouent avoir été victime de burn-out. Sans compter les salariés stressés ou épuisés, qui ne veulent pas lâcher la corde sur laquelle ils tirent. Aujourd’hui, certaines entreprises attachent une réelle importance quant aux pratiques managériales, aux conditions de travail et aux pratiques de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle. Parce que le bien-être au travail n’est pas un luxe, c’est une obligation.

Margot Pyckaert

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